Que faut-il afficher quand on publie des avis sur son site
Coller un encart « nos avis clients » sur sa page d’accueil paraît anodin. Le code de la consommation vise pourtant toute personne qui diffuse des avis, « à titre principal ou accessoire », et ces trois mots changent tout.
Vérifié le 26 août 2026. Cette page décrit le droit applicable, elle ne constitue pas un conseil juridique.
Que faut-il afficher quand on publie des avis sur son site ?
Un encart « nos clients en parlent » sur la page d’accueil, trois avis choisis, quatre étoiles et demie. C’est banal, et cela déclenche des obligations d’information que presque personne n’applique.
La raison tient à trois mots de l’article L111-7-2 : « à titre principal ou accessoire ». Tout le monde lit ce texte comme visant les plateformes d’avis ; il vise toute personne dont l’activité consiste, à titre principal ou accessoire, à collecter, à modérer ou à diffuser des avis en ligne provenant de consommateurs. Republier ses avis chez soi, c’est diffuser.
Les cinq mentions, et où chacune se place
- 1
À côté des avis : l’existence ou non d’un contrôle
Une phrase suffit, et elle doit être claire et visible à proximité des avis, pas au fond des mentions légales. « Ces avis sont publiés sans vérification préalable » est une réponse parfaitement acceptable : ce que la loi exige, c’est de le dire, pas de contrôler. - 2
À côté des avis : deux dates, pas une
La date de publication de chaque avis, et la date de l’expérience de consommation qu’il décrit. C’est l’obligation la plus souvent manquée, parce que les encarts intégrés n’affichent en général que la première, quand ils en affichent une. - 3
À côté des avis : les critères de classement
Dans quel ordre les avis apparaissent, et le classement chronologique doit figurer parmi les critères proposés. ⚠️ Si vous n’affichez qu’une sélection, c’est ici qu’il faut le dire : présenter trois avis choisis comme s’ils étaient l’ensemble est une autre infraction, et une plus grave. - 4
Dans une rubrique accessible : la contrepartie
L’existence ou non d’une contrepartie fournie en échange du dépôt d’un avis. La réponse honnête est « aucune », et c’est aussi la seule licite : ce qui compte comme contrepartie. - 5
Dans une rubrique accessible : les délais
Le délai maximal de publication d’un avis, et le délai maximal de conservation. Deux durées à écrire une fois, dans une page dédiée que l’on atteint depuis l’encart.
Le plus simple reste de ne pas republier
Vos avis Google sont déjà publics, datés et classés par Google, sur la surface où vos clients les cherchent. Un lien vers votre fiche fait le même travail qu’un encart recopié, sans aucune de ces obligations. CornerStar, lui, ne publie rien : il vous aide à obtenir des avis là où ils comptent, et à y répondre.
Voir ce que fait CornerStar ›Deux obligations qui surprennent
Le motif de refus doit être communiqué. Si vous écartez un avis, la loi impose d’indiquer à son auteur les raisons qui justifient ce rejet. Autrement dit : filtrer sans le dire n’est pas seulement trompeur, c’est aussi un manquement de plus. Pourquoi le tri est sanctionné.
Il faut ouvrir une voie de signalement gratuite. L’article impose de mettre en place une fonctionnalité gratuite permettant aux responsables des produits ou services concernés de signaler un doute motivé sur l’authenticité d’un avis. Sur un site qui republie ses propres avis, cette obligation a peu de portée pratique ; elle existe néanmoins.
⚠️ Et une définition qui compte plus qu’elle n’en a l’air : au sens de ce texte, l’expérience de consommation s’entend que le consommateur ait acheté ou non. Un avis d’une personne qui n’a rien acheté reste un avis en ligne.
Ce que cette page ne dit pas
Aucun montant de sanction. Le manquement relève des amendes administratives, dont le plafond dépend de la qualification retenue et de la taille de l’entreprise. Avancer un chiffre exact serait une erreur, et le genre d’erreur qu’un lecteur juriste repère immédiatement. La grille des peines de la pratique commerciale trompeuse, qui est une autre qualification et une autre échelle.
Aucune interprétation de la portée exacte. Le texte vise la diffusion « à titre accessoire », et le contrôle se concentre en pratique sur les plateformes. Cette page décrit ce que la loi écrit ; elle ne prédit pas ce qu’un contrôleur en ferait sur un site de commerce.
⚠️ Elle décrit le droit à la date indiquée en tête, et l’article a déjà été réécrit une fois : sa version actuelle n’est en vigueur que depuis le 17 février 2024. Ce que garantit une plateforme certifiée, si vous envisagez de passer par l’une d’elles.
Questions
Un commerçant qui affiche ses propres avis est-il concerné ?
Le texte vise toute personne dont l’activité consiste, à titre principal ou accessoire, à collecter, modérer ou diffuser des avis en ligne. Republier ses avis sur son site relève de la diffusion, et les deux mots « à titre accessoire » sont là pour ça.
Faut-il afficher la date de chaque avis ?
Oui, et deux dates plutôt qu’une : celle de la publication de l’avis et celle de l’expérience de consommation qu’il décrit. C’est l’obligation la plus souvent oubliée par les encarts intégrés.
Peut-on n’afficher que ses meilleurs avis sur son site ?
Rien n’oblige à tout republier, mais il faut alors indiquer les critères de classement retenus. Et présenter une sélection comme représentative de l’ensemble relève de la pratique trompeuse.
Que veut dire « procédure de contrôle » ?
Toute vérification appliquée avant publication : preuve d’achat, modération, délai. Il faut dire si elle existe, et si oui, en décrire les caractéristiques principales.
Ces règles s’appliquent-elles aux avis Google eux-mêmes ?
Sur la fiche Google, c’est Google qui porte les obligations. Elles vous concernent dès que vous recopiez ces avis chez vous : c’est l’acte de republication qui déclenche les mentions.
Une autre question ? contact@cornerstar.app
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