Un logiciel d’avis sans engagement
L’expression figure sur presque toutes les pages de vente du secteur, et elle ne recouvre pas la même chose chez deux éditeurs. Ce qui compte n’est pas le mot, ce sont quatre clauses.
Que recouvre l’engagement dans un contrat de logiciel d’avis ?
L’expression figure partout, et elle ne dit rien toute seule. Un abonnement facturé au mois peut couvrir une période minimale de douze mois : la fréquence de prélèvement et la durée d’engagement sont deux choses différentes, et beaucoup de pages de vente jouent sur la première pour laisser croire à la seconde.
Quatre clauses décident réellement, et elles se lisent en deux minutes quand on sait lesquelles chercher.
Les deux régimes, terme à terme
Sans engagement
Ce que l’expression devrait recouvrir.
- Aucune durée minimale. Vous payez le mois en cours, et vous arrêtez quand vous voulez.
- Pas de préavis. L’arrêt prend effet à la fin de la période déjà payée, sans démarche particulière.
- Pas de frais de mise en service. Un frais d’entrée est un engagement déguisé : il ne se rentabilise qu’en restant.
- Export à tout moment. Vos avis, vos réponses et votre fichier client, sans avoir à les demander.
- La question à poser : que se passe-t-il si j’arrête le mois prochain.
Engagement de douze mois
La norme du secteur, et ce qu’elle implique.
- Une période minimale payée même si vous n’ouvrez plus l’outil au troisième mois.
- Une reconduction tacite qui relance cette période toute seule, à une date que personne ne note.
- Un préavis de un à trois mois avant l’échéance. Manqué d’une semaine, il coûte une année.
- Souvent des frais de mise en service non remboursables, présentés comme un paramétrage.
- La question à poser : quelle est la date exacte à laquelle je dois prévenir.
Ce que nous faisons, en une ligne
Pas de durée minimale, pas de préavis, pas de frais de mise en service, et un export de vos avis et de votre fichier client depuis vos réglages, à tout moment. C’est plus facile à tenir pour un service à une adresse que pour un contrat de réseau, et c’est la seule raison pour laquelle nous pouvons le proposer.
Voir ce que fait CornerStar ›Ce qu’on emporte, et ce qui reste
Vos avis Google restent, toujours. Ils appartiennent à la fiche d’établissement, pas au logiciel qui les affiche. Changer d’outil ne fait disparaître aucun avis, et aucun éditeur ne peut en emporter un seul.
Vos réponses publiées restent aussi, pour la même raison : elles sont sur Google.
Ce qui peut se perdre tient en deux choses, et ce sont celles qu’il faut exiger par écrit : l’historique reconstitué par l’outil, c’est à dire l’évolution de votre note et de votre rythme mois par mois, et votre fichier de clients à solliciter, que vous avez constitué et dont vous restez responsable au sens du RGPD. L’éditeur n’en est que le sous-traitant.
⚠️ « Un outil dont on ne sort pas ses données est un outil dont on ne sort pas. » C’est la quatrième des questions à poser avant de signer : les trois autres, dans l’ordre.
Ce que l’engagement vous coûte, concrètement
Douze mois, c’est douze mois payés, y compris ceux où vous n’ouvrez pas l’outil. Sur un abonnement à quelques dizaines d’euros, l’addition d’une année qu’on subit dépasse largement l’économie annoncée à la signature.
Et le calcul se refait à chaque échéance : une reconduction manquée d’une semaine coûte une année entière. Ce sont ces deux lignes qu’il faut chercher dans le contrat avant le prix, parce qu’elles décident du montant réel. Les cinq modèles de facturation du marché, et ce que l’outil gratuit de Google couvre déjà.
Un service en ligne n’a aucune raison technique d’exiger une durée. Il s’ouvre en quelques minutes et s’arrête d’un clic : ce que garantit un engagement, c’est le revenu de l’éditeur, jamais la qualité du service. Quand la valeur est là, on reste sans qu’on ait à vous y tenir.
Questions
Un abonnement mensuel est-il forcément sans engagement ?
Non, et c’est la confusion la plus fréquente. Un prélèvement mensuel peut très bien couvrir une période minimale de douze mois : la fréquence de facturation ne dit rien de la durée.
Que veut dire « reconduction tacite » ?
Que le contrat repart pour une nouvelle période sans que personne n’ait à le demander. C’est la clause qui fait payer une année de plus à qui a oublié la date.
Quel préavis est raisonnable ?
Pour un logiciel qu’on peut arrêter d’un clic, aucun. Un préavis de deux ou trois mois sur un service en ligne existe surtout pour rendre la reconduction plus difficile à éviter.
Peut-on récupérer ses données en partant ?
C’est la question la plus utile du contrat, et souvent la moins claire. Exigez un export de vos avis, de vos réponses et de votre fichier client, disponible à tout moment sans demander.
Les avis Google restent-ils si je change d’outil ?
Oui, toujours. Ils appartiennent à la fiche, pas au logiciel. Ce qui peut se perdre, c’est l’historique reconstitué par l’outil et votre fichier de clients à solliciter.
Une autre question ? contact@cornerstar.app
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