Comment obtenir ses premiers avis Google

Le problème d’une fiche neuve n’est pas le volume, c’est qu’il n’y a encore personne à qui demander. Les trente premiers jours ne se travaillent donc pas comme les suivants.

Comment obtenir ses premiers avis Google ?

Les premiers avis ne viennent pas d’un fichier client, qui n’existe pas encore, mais du geste fait sur place au moment de payer. Le premier avis change plus une fiche que les cinquante suivants. Deux erreurs coûtent cher au démarrage : solliciter ses proches, et faire arriver dix avis en deux jours.

Tous les conseils sur la collecte d’avis supposent une chose qu’une fiche neuve n’a pas : des clients à solliciter. Pas de fichier, pas d’historique, personne à relancer.

Et une difficulté de plus, qui est la vraie : les premiers clients arrivent justement parce qu’ils cherchent quelqu’un, c’est à dire au moment précis où la fiche n’a rien à leur montrer. Les trente premiers jours ne se travaillent donc pas comme les suivants.

Ce qui se joue vraiment au démarrage

Le premier avis change plus une fiche que les cinquante suivants. Ce n’est pas une image : on passe de « aucune information » à « une information », ce qui est une différence de nature. Ensuite, chaque avis pèse mécaniquement moins, puisqu’il se dilue dans un total qui grossit.

La conséquence est agréable, et rarement dite : l’effort est concentré au début, puis il se relâche. Ce que vous faites le premier mois compte plus que ce que vous ferez le sixième, et il n’y a rien à rattraper une fois la dizaine passée. Les seuils, et ce que chacun change.

La contrepartie existe aussi : sur une fiche à trois avis, un avis à une étoile s’installe pour longtemps. Ce n’est pas une raison de trier qui l’on sollicite, c’en est une de solliciter davantage.

La méthode des trente premiers jours

Demandez sur place, au moment de payer. C’est le seul moment où vous êtes présent, où la personne vient de vivre l’expérience, et où le geste est naturel. Un client sorti depuis deux jours ne reviendra pas sur la question, et vous n’avez pas encore son adresse.

Posez un support visible plutôt que de compter sur votre mémoire. Une demande orale se fait le lundi et s’oublie le mardi. Un code posé sur le comptoir se voit tous les jours, y compris par ceux à qui vous n’avez rien dit : en fabriquer un gratuitement, et où trouver le lien à y mettre.

Étalez. Dix avis en deux jours sur une fiche qui n’en avait aucun est le motif de suspicion le plus banal qui soit, et il est mérité : c’est exactement à quoi ressemble une fiche que l’on remplit artificiellement. Deux ou trois par semaine, sans interruption, valent mieux qu’une rafale.

Répondez au premier, le jour même. C’est la seule fois où votre réponse sera la seule chose à lire sur la fiche. Elle donne le ton de tout ce qui suivra, et elle dit au client suivant que quelqu’un lit.

Demandez à tout le monde, sans exception. Trier les gens que l’on sollicite selon ce qu’on imagine de leur satisfaction est une pratique commerciale trompeuse, et sur une fiche neuve, c’est aussi le plus sûr moyen de n’avoir que trois avis.

Le mois où l’on a le plus besoin d’un rappel

CornerStar fournit les supports à imprimer, compte les scans par emplacement pour dire lequel travaille, et envoie les demandes par courriel à ceux dont vous avez l’adresse. Sur une fiche neuve, l’intérêt n’est pas le volume : c’est de ne pas oublier de demander la semaine où tout le reste passe avant.

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Les deux erreurs qui coûtent le plus cher

⚠️ Et si vous n’ouvrez pas mais reprenez un fonds, la situation est inverse et se traite autrement : vous héritez d’une note que vous n’avez pas faite.

Solliciter ses proches. C’est le premier réflexe, et le plus coûteux. Google interdit les avis déposés en situation de conflit d’intérêts, et sur une fiche neuve ils se repèrent sans effort : des comptes sans autre avis, déposés la même semaine, avec des textes courts et cinq étoiles. Ce que Google interdit, et ce qu’il fait quand il le voit. Le risque n’est pas de perdre ces avis-là : c’est que la fiche entière devienne suspecte au moment où les vrais commencent à arriver.

Acheter les premiers. Même logique, en pire, et avec une exposition légale en plus. Les trois risques, chiffrés.

Une fois la première dizaine passée, la fiche cesse d’être neuve et le travail change de nature : il devient un rythme à tenir. Les leviers du long cours, dans l’ordre.

Questions

Combien d’avis viser le premier mois ?

Cinq à dix suffisent à sortir de l’état « aucune information ». Au delà, c’est le rythme qui compte, pas le sprint : dix avis en deux jours sur une fiche neuve attirent l’attention pour de mauvaises raisons.

Peut-on demander un avis à ses proches ?

Non. Google interdit les avis en conflit d’intérêts, et ils se repèrent facilement sur une fiche neuve. Le risque n’est pas moral, il est pratique : c’est la fiche entière qui devient suspecte.

Faut-il attendre d’avoir des clients réguliers ?

Non, l’inverse : c’est au tout début que chaque avis pèse le plus lourd dans la note et dans la décision de venir. Attendre revient à laisser passer le moment où l’effort rapporte le plus.

Peut-on récupérer les avis d’un ancien établissement ?

Les avis appartiennent à la fiche du lieu, pas à l’exploitant. Reprendre un local, c’est reprendre sa fiche et ses avis ; ouvrir ailleurs, c’est repartir de zéro.

Que faire du tout premier avis ?

Y répondre le jour même. C’est la seule fois où votre réponse est la seule chose à lire sur la fiche, et elle donne le ton de tout ce qui suivra.

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